Le pays Isan et le Laos

11.01.2012

de Bang Bao à Khorat

Avec le premier taxi collectif a 8h et c’est parti…

Le bac pour le continent n’était pas trop peuplé et la traversée fut calme. Arrive a Laem Ngop, j’ai eu tout de suite un taxi-songthaw pour Chantaburi, un peu plus vers l’est, là où la route pour Khorat quitte l’autoroute de Bangkok.

Ici, je me suis arrêté pour la nuit dans un hôtel très agréable et très bon marché. Le seul défaut c’est que Chantaburi, que j’ai connue très calme il y a quelques années, est devenu un peu trop vivante  : une circulation qui n’arrête presque jamais et l’hôtel (son nom est justement «  The River Guesthouse  » ) se trouve a coté d’un des rares ponts de la ville. Un seul remède, on ferme toutes les fenêtres et on met la clim (plus silencieuse que les véhicules, tout de même).

Âpres un dîner léger au marché de nuit, dans la vieille ville, autour la fontaine, je me joins a d’autres hôtes de l’hôtel sur la belle terrasse donnant sur la rivière. Oh miracle, pas de moustiques ce soir! On parle quoi ? De voyages, bien sur.

Faire station a Chantaburi a pour moi l’avantage du grand choix de cars allant a Khorat et je peux prendre un a une heure normale et sans faire la course a l’échalote.

Le voyage à Khorat est assez spectaculaire : de Chantaburi, au niveau de la mer, la route grimpe sans cesse au milieu d’un paysage karstique jusqu’à Khorat (200 m). Mais, on doit traverser le parc national de Khao Yai qui s’élève à plus que 1000m. Il est évident qu’avec un tel profil, la route est loin d’être rapide  : 6h pour 250km. Merci, le car est ultra confortable…

Arrivé a Khorat, je m’installe au Thai Inter Hotel et m’offre une petite ballade avant de dîner. L’ancienne ville est cerclée de douves. Des quatre portes, seulement celle du coté ouest est d’origine, les autres sont des remplacements récents.

A la porte ouest se trouve la statue en mémoire de la Suranari qui sauva autrefois la ville des assauts des vilains Birmans. Son mémorial est un lieu sacré. Les gens vont ici avec tous leurs problèmes et payent, une fois leurs vœux exauces, une troupe de musiciens pour jouer une sérénade au pied de la statue.

la Suranari

 Le lendemain, je me mets en route pour visiter un très ancien Bouddha couche au Wat Dhammachakra Sema Ram. Ce se trouve a une quarantaine de km de Khorat près de la ville Sung Noen, anciennement Sema. Le monastère se trouve au beau milieu de rizières, un endroit tout à fait bucolique.

les pieds du saint homme

la main sous la tête

le visage

la roue de la vie bouddhique

La statue étant en grès, les traits du visage sont presque effacés, mais on devine encore la grande élégance de la réalisation.

Hélas, mon reflex a un problème de mise au point et je dois utiliser mon fidèle Ixtus pour ramener quelques photos…

A mon retour a mon hôtel, j’ai quand même pû résoudre ce problème de blocage et j’espère qu’il ne se reproduira plus, je croise les doigts.

13.1.2012

Ubon

Mon train pour Ubon Ratchathani est en retard, comme attendu… Sinon, le trajet se déroule bien. Sauf, on a dû écraser un chien ou peut-être heurter une voiture sur un passage à niveau à la sortie de Buriram ; je n’ai pas pû apprendre ce qui s’est passé. En tout cas, nous arrivons sains et saufs avec une heure de retard. Pas grave, ils ont encore des chambres à l’hôtel Tokyo.

Ubon a drôlement changé depuis la dernière fois, mais reste encore assez reconnaissable.

Le parc généreux du centre ville, ou il y a des terrains de sport et même un coin de musculation, a dans son milieu un monument, vaguement phallique, une chandelle votive. Ce « city pillar » renferme, selon les croyances des gens, l’âme de la ville.

le "city pillar"

Comme a toutes mes visites de cette ville, il se passe quelque chose au parc: aujourd’hui, c’est un départ de montgolfières. La dernière fois, c’était la visite du roi.

on va partir

Et peu après, un orchestre au grand complet, commence a s’accorder. Il est vrai, c’est vendredi et le week-end commence pour les gens d’Isan qui aiment bien s’amuser.

14/01/2012

Pakse

Le voyage au Laos en car est assez agréable. Même le passage de la frontière à Chong Mek, très désorganisé d’habitude, se passe très bien. Peut-être parce que je connais…  ?

Nous traversons le pont sur le Mekong et nous sommes à Pakse (Pak Se, embouchure de la rivière Se avec le Mekong.

Ici, tout prés du terminal des bus internationaux, je trouve un hôtel de la vieille école (le «  Champa Hotel  ») et il esttrès bien  : hall d’entrée énorme et équipements en bois massif, pesant des tonnes. L’équipe de l’hôtel est très aimable et la chambre vaste et calme. Le seul hic c’est que l’hôtel se trouve a 2km du centre-ville. Sinon, il y a tous les avantages à habiter ici  !

Pakse s’est drôlement étendue  ; on s’aperçoit que l’argent ne manque pas. Mes repéres du centre-ville sont encore en place et je retrouve tous les coins que j’aimais jadis.

15/01/2012

Wat Phu Champasak

Aujourd’hui, c’est la visite du temple Khmer de Champasak. J’ai pu dénicher une excursion d’un jour qui offre le trajet en bateau, tellement plus plaisant que la route+bac… Le départ se passait très mal  : on m’a tout simplement oublie à l’hôtel ou j’attendais le «  ramassage  ». Un coup de téléphone en dernière minute à l’agence et on est venu me chercher m’amener au bateau, rappeler le bateau qui était déjà parti et me faire grimper dedans, ouf.

Depuis que Wat Phu est classe héritage mondial, on a commence avec la restauration des bibliothèques et des bareys qui contiennent maintenant de l’eau. Il y a un petit musée à l’entrée qui laisse voir de belles sculptures et objets en métal trouves lors des fouilles. Je crois que c’est l’école des beaux arts de Champasak qui s’occupe du site.

La restauration s’arrête aux installations en bas. Après, la montée au temple et le temple même doivent encore attendre…

Les frangipaniers qui bordent la montée sont pleine floraison, c’est comme de la mousse  : c’est une des vues que j’adore  !

la monéte des frangipaniers

comme une mousse blanche

Craignant de mauvaises conditions de lumière dans le temple (un trou dans la toiture rendait la prise de photos sans éclairage supplémentaire impossible) je monte plus mal que bien les marches raides avec mon appareil de photo, mon trépied et des flashs. J’y parviens tout de même (une petite victoire de la volonté sur la carcasse qui prend de l’age).

Enfin, je suis devant l’entrée du sanctum (je me donne tout de même le temps de faire retomber ma température a un niveau acceptable a grandes gorgées d’eau fraîche).

entrée du temple

Surprise, depuis ma dernière visite, le toit s’est effondré en partie et les conditions d’éclairage sont devenues normales, tant pis pour la galère avec le trépied et le matériel en plus.

Mais les quatre Bouddhas sont toujours là  :

les quatre Bouddhas

Le Bouddha du milieu surplombe les trois autres. Je pense que les quatre statues représentent bien le Bouddha; un signe est la flamme qui sort de la tête.

Leur sourire a quelque chose de pas très sérieux: une expression pleine d’espièglerie  !

détail du Bouddha principal

statue de gauche

celle du milieu

et celle de droite

Pour moi, ce sont les représentations du Bouddha les plus étonnantes!

Hélas, je suis avec un tour organisé et il ne me reste qu’une demi-heure pour redescendre et atteindre notre minibus qui doit nous amener au bateau.

Pendant le voyage de retour, en bateau, je me suis un peu assoupi et le trajet me paraissait bien plus court qu’à l’aller.

Somme toute, une très, très belle journée.

15/01/2012

Tad Lo

Après ma petite excursion a Wat Phu hier, j’ai maintenant très envie de me reposer.

Un endroit rêvé pour cela est la belle chute d’eau de Tad Lo dans le plateau du Bolaven. Les températures y sont plus agréables (le Bolaven est a 1000m) et depuis que l’on a créé des «  resorts  » plus prés de Pakse – et il y a un nombre impressionnant de chutes dans la région – les gens vont moins à Tad Lo, bien plus éloigné de la ville  : tant mieux  !

Je commençais par me renseigner sur les moyens de transport et je constate que tout tourne autour du prêt à consommer. A l’hôtel, on vous conseille des agences de voyage et ignore qu’il y a des bus tout simplement qui sillonnent tout le plateau. Et la différence de prix est énorme…

Me voilà ce matin dans un Tuk Tuk qui m’amène au terminal de bus du «  km 8  ». Je trouve tout de suite le bus qu’il me faut et c’est parti.

Le paysage du Bolaven est en ce moment en «  repos hivernal  », donc, mis à part les plantes qui verdoient toujours comme le bananier, les grands arbres à feuilles caduques sont comme chez nous  : nus.

On me laisse à la petite route qui mène à Tad Lo et je dois me trouver un transport si je ne veux pas faire les 2km a pied…

je me trouve une belle chambre dans l’auberge qui jouxte le petit pont en-dessous des «  petites chutes  » avec balcon et vue sur l’eau.

Le village

Je fais une petite ballade dans le village qui a grandi. Par contre l’atmosphère est restée la même. Les enfants s’amusent comme jadis…

feu à volonté

Et  : on a internet  !

Tad Lo donne en vérité sur trois chutes superposées dont la mois imposante, mais la plus jolie, est visible du village.

la chute du village

ou encore

La chute qui donne le nom au village se trouve un peu plus haut sur la rivière et il faut grimper un peu.

Tad Lo

Et la chute la plus haute se trouve à une demi-journée de marche à pied prés d’un village dit de «  minorité  ». Entre temps, il y a des routes et les visiteurs d’une journée font tout en minibus avant de retourner a Pakse.

Ce matin, je grimpe à la deuxième chute. En chemin j’ai pu observer le déclin des auberges « Tad Lo Lodge » et « Zaise Resort » qui montrent bien le manque de visiteurs de plus longue durée. Dure réalité que celle du tourisme de masse…

Au bord du chemin, il y a bien de fleurs étonnantes :

fleur très délicate

Enfin arrive au pied de la chute Tad Lo, la végétation a tellement envahie le sentier que je déclare forfait. Continuer jusqu’au bassin de réception de la chute aurait exige des grimpettes sur des rochers hauts d’un mètre, pas faisable pour mes guibolles…

Je rebrousse chemin. Le reste de la journée sera consacrée a la lecture et le repos. Sur la rivière, il y a pas mal d’activités : on lave son linge, pêche, cherche de petits mollusques de rivière ou se baigne.

bain en aval de la cascade

petits garnements

Le lendemain, après un petit déjeuner copieux, je me fais amener à la grande route Pakse-Salavan, prends le bus qui passe et rentre à Pakse.

19/02/2012

Prendre le bus international pour Ubon Ratchathani ne fut qu’une simple formalité et a midi, je me trouvais de nouveau à Ubon, tellement plus agité que Pakse que j’aurais bien aimé reprendre le bus pour le Laos.

Mais il faut entamer le mouvement de retour vers Kuala Lumpur et Paris… Prochaine halte : Bangkok.

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